1 an d’activité : bilan et conseils

J’ai passé il y a quelques semaines un cap important dans la carrière de n’importe quel travailleur indépendant : celui des 1 an d’activité ! Cette année aura été mouvementée, mais je suis fière d’être arrivée là où je suis aujourd’hui.  J’ai donc pensé que c’était le moment idéal pour dresser un petit bilan et proposer quelques conseils qui pourront peut-être servir aux futurs jeunes traducteurs.

  1. Savoir s’organiser

La leçon la plus importante tirée de cette année et sûrement le premier conseil à donner aux futurs traducteurs : soyez organisés ! Chacun sa méthode (je sais que certains amis et collègues ne s’organisent pas du tout comme moi), mais l’essentiel est que vous vous y retrouviez rapidement et simplement. Personnellement, j’ai d’abord un fichier Excel où je note tous mes projets (clients, nombre de mots, dates, langues, etc.) et mes factures, mois par mois afin d’éviter d’oublier des projets dans ma facturation, de suivre le paiement des factures facilement, et d’avoir un aperçu de mon activité (Est-ce que je fais plus de traduction, de post-édition, de révision… ? Avec quelle combinaison de langue est-ce que je travaille le plus souvent ? etc.). Ensuite, j’ai un agenda, dans lequel je note d’une part, mes projets en cours sur la semaine, et d’autre part, les dates d’échéance de mes factures, afin de voir rapidement s’il y a un retard. Enfin, j’ai récemment acheté un tableau blanc me permettant de noter les choses urgentes et de les garder sous les yeux. Cela peut sembler intimidant, mais une fois votre méthode trouvée, c’est normalement assez simple à gérer et cela permet de gagner beaucoup de temps, en réunissant toutes les informations de façon pratique. Autre petit conseil : si votre méthode d’organisation vous fait perdre du temps et vous paraît compliquée, changez-en ! Elle est mauvaise.

  1. Bien vérifier toutes les informations

Deuxième leçon apprise cette année : l’importance de tout vérifier. Étant installée au Royaume-Uni, il m’est par exemple arrivé, au début, de livrer 1 heure en retard car je m’étais trompé de fuseau horaire entre le Royaume-Uni et la France. Il ne faut pas non plus hésiter à vérifier le compte de mots ou le bon de commande, afin de pouvoir rapidement prévenir le client de tout problème.

  1. Poser des questions

Évidemment, lorsque l’on débute, on veut montrer à ses clients (agence ou direct) que l’on sait ce que l’on fait et que, même si l’on débute, on est professionnel. D’où parfois une certaine hésitation lorsque l’on souhaiterait poser des questions, par peur de passer pour un·e amateur·rice. C’est un sentiment normal, mais c’est une erreur d’y céder. Il faut justement oser poser des questions à son client, notamment avant d’accepter un projet. S’il existe le moindre doute (nature du texte, délai, etc.), il ne faut pas hésiter à demander des précisions avant d’accepter, sous peine de se retrouver coincé après. Je crois que c’est également une des choses que j’ai appris cette année : ne jamais accepter de projets sans avoir vu le texte ou un texte sur le même thème. Car si le projet s’avère ensuite trop difficile pour votre expertise, vous êtes coincé et ce n’est bon ni pour vous, ni pour le client.

  1. Faire des erreurs

Personne n’aime faire des erreurs. C’est tout particulièrement vrai quand on débute et qu’on est en pleine construction de son image professionnelle. Mais en réalité, faire des erreurs n’est pas forcément une mauvaise chose. Cela permet justement de s’améliorer et, au fil du temps, d’en faire de moins en moins. Bien sûr, recevoir des retours négatifs sur son travail ne fait jamais plaisir, mais il faut apprendre à « encaisser » pour mieux repartir et surtout, tirer les leçons qui s’imposent pour éviter que cela se reproduise.

  1. Refuser des projets

Dernier point, particulièrement délicat, notamment quand on débute. Lorsqu’on se lance dans le grand bain du freelancing, le moindre projet reçu nous met en joie (« Oui, une agence me fait confiance ! »), et si on en reçoit peu, on peut être tenté de tout accepter. Cependant, les agences ne vous feront pas moins confiance si vous refusez des projets, en particulier dans des domaines que vous ne maîtrisez pas. Tout le monde ne peut pas être un expert et en droit et en automobile, et mieux vaut refuser que de livrer une traduction qui sera moins bonne que celle d’un collègue spécialisé ou plus expérimenté. Cela ne profite à personne. C’est un cap difficile à franchir, mais vous verrez : une fois que vous commencez à refuser des projets et à constater que les agences continuent quand même à vous solliciter, vous vous sentez mieux (je parle en connaissance de cause !).

En résumé, se lancer n’est pas simple et cela demande beaucoup de patience et d’efforts, mais voir que son activité commence à fonctionner est une récompense très satisfaisante. Quant à mes conseils, ils sont au fond très génériques, mais j’espère qu’ils pourront aider les nouveaux ou futurs traducteurs qui plongent dans cette grande aventure.


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